Les cols à vélo autour du lac d’Annecy en automne : itinéraires et bonnes tables
Une montée dans les bois, une ouverture sur les montagnes, puis une table où s’attarder : à l’automne, les cols autour du lac d’Annecy donnent une autre dimension à une journée à vélo. Depuis Talloires, on pense naturellement à la Forclaz. Sur la rive opposée, Leschaux invite à découvrir les premières pentes des Bauges. Plus au sud, l’Épine ouvre une échappée vers Serraval et Thônes.
Trois parcours, trois envies : une montée progressive vers Leschaux, une ascension sportive jusqu’au panorama de la Forclaz, ou une sortie prolongée par l’Épine et les vallées des Aravis. Voici quelques pistes pour profiter du vélo autant que des pauses gourmandes.
Le col de Leschaux : une montée progressive vers les Bauges
Depuis Sévrier, la route quitte les rives du lac et s’élève vers les paysages boisés des Bauges. En automne, les feuillages prennent des teintes dorées et cuivrées, traversées par une lumière douce lorsque le soleil perce entre les branches. L’air frais accompagne les premiers kilomètres, puis le corps se réchauffe et le pédalage trouve son rythme.
La montée déroule près de douze kilomètres à 3,7 % de pente moyenne, jusqu’au col de Leschaux, à 897 mètres. Un effort progressif, à savourer sans précipitation. Pour découvrir d’autres perspectives, l’approche par Saint-Eustache offre des vues sur le lac, avec un profil différent de celui de Sévrier.
À l’arrivée,
La Baratte invite à prolonger la pause autour d’une cuisine savoyarde privilégiant les produits frais et locaux. On pose le casque, on enfile une couche chaude et l’on prend le temps de déjeuner. Si la météo s’y prête, quelques instants en terrasse permettent de profiter encore du soleil avant de redescendre vers le lac.
Le col de la Forclaz : une ascension exigeante au-dessus de Talloires
Depuis Talloires, la Forclaz fait forcément envie. On sait que le lac nous attend là-haut, mais la montée demande de garder cette récompense en tête lorsque la pente se redresse.
Sur l’approche par Écharvines, la D42 monte progressivement en difficulté. Plusieurs passages dépassent les 10 % : mieux vaut partir doucement et garder des forces pour les derniers kilomètres. C’est une ascension pour les cyclistes entraînés, à choisir un jour où l’on a envie de grimper.
À l’arrivée, prenez quelques minutes avant de chercher une table. Le col, à 1 147 mètres, offre ce recul sur le lac que l’on n’a jamais depuis les quais. Après avoir suivi la route virage après virage, on retrouve d’un seul regard une grande partie du paysage.
Pour prolonger la pause,
le Chalet La Pricaz propose des spécialités savoyardes, dont la tartiflette et la fondue, avec une terrasse panoramique surplombant le lac d’Annecy. Une halte pour savourer autant le paysage que le déjeuner.
On peut également rejoindre la Forclaz par le versant de Montmin. L’ambiance et le profil changent, mais l’effort reste sérieux : la fiche officielle annonce 10,5 kilomètres et 660 mètres de dénivelé positif, avec des passages raides dès le départ. Pour une première découverte, choisissez un versant et préparez votre retour avant de partir.
Et gardez un vêtement chaud à portée de main. Après la montée et une pause à table, les premiers mètres de descente rappellent rapidement que l’automne est bien installé.
Le col de l’Épine et le retour par Thônes, entre lac et Aravis
Depuis Marlens, la route du col de l’Épine s’élève au-dessus de la vallée de la Chaise. À l’automne, les versants boisés prennent des teintes dorées et cuivrées, tandis que les ouvertures sur la Dent de Cons et la Sambuy invitent à ralentir. La montée compte 6,9 kilomètres et 490 mètres de dénivelé positif, jusqu’au col, à 947 mètres : un effort soutenu, à aborder à son rythme.
Après le col, poursuivez vers Serraval, puis le col du Marais, avant de rejoindre Thônes par Les Clefs. Le paysage change : les villages, les prairies et les reliefs des Aravis accompagnent cette deuxième partie de la sortie. Gardez des forces pour la suite : l’Épine constitue une étape de la boucle.
À Thônes,
La Cantine, offre une halte pour un café ou un déjeuner. Sa cuisine simple et généreuse permet de prolonger la pause avant de reprendre la direction d’Alex, du col de Bluffy et de Menthon-Saint-Bernard, puis de retrouver Talloires et les rives du lac.
Prolonger l’échappée entre lac et montagnes
Les forêts dorées, la lumière douce sur le lac d'annecy et la fraîcheur qui accompagne l’effort donnent aux sorties à vélo une saveur particulière en automne. Dormir sur place permet de prendre le temps : un col dans la matinée, un déjeuner qui se prolonge, puis une soirée tranquille. En début d’automne, pendant sa saison d’ouverture, le
Cottage Bise à Talloires permet de retrouver la baie après les ascensions. Pour séjourner du côté des Aravis, l’
Hôtel L’Hermitage à Thônes constitue une autre possibilité, avec un abri pour les vélos. Deux points de départ pour composer quelques journées entre routes de montagne et plaisirs de la table, en tenant compte des fermetures saisonnières.